De tout temps, la bière a rassemblé. Son histoire nous amène à travers le monde et les époques au détour de croyances, de légendes et de (vrais) faits historiques.

 

L’origine de la bière, un mystère qui reste intact

Bien que sa naissance demeure un mystère, on peut aujourd’hui affirmer que la bière est la plus vieille boisson de l’histoire de l’humanité (après l’eau bien sûr !). Ce dont on est à peu près sûr en revanche, c’est que son développement est étroitement lié à la sédentarisation des peuples nomades ainsi qu’aux cultures ancestrales de céréales. Les premières traces, mises au jour par des archéologues, remontent ainsi à 7 000 avant JC. Dans la culture chinoise, à l’époque de la dynastie Chang, on retrouve les stigmates d’une boisson produite avec du riz, du miel et des fruits. Ces prémisses de la bière jouaient un rôle très important dans la société et à plusieurs niveaux : social, religieux et thérapeutique. Il faut attendre encore 3 000 ans avant de trouver les premières évocations de la bière dans des écrits : des tablettes d’argiles découvertes en Mésopotamie décrivent une boisson fermentée à base d’orge, d’épeautre, de blé et de millet. On parle alors de la « sikaru » qui signifie « pain liquide ».

 Les brasseurs égyptiens

Entre 3 000 et 500 avant JC, la bière se développe dans le bassin méditerranéen, principalement en Égypte ancienne. Elle est même considérée comme la boisson nationale ! Les brasseurs égyptiens deviennent les stars de l’époque et sont alors reconnus dans tout le bassin. Leur truc, c’est d’élaborer différentes bières selon les usages : alimentation pour les travailleurs, salaire, offrandes religieuses, monnaies d’échange… Bref, la bière sert un peu à tout ! Notons que les chinois ne sont pas en reste. A cette époque, ils brassent également différents types de bières aux degrés d’alcools plus ou moins élevés. Dans cette région du monde, le riz prendra plus tard le dessus sur les céréales pour la fabrication de la bière.

 De la cervoise à la bière

Pour les Grecs et les Romains, la bière était la boisson des barbares. Les peuples civilisés méritaient mieux que ça… Moralité, ils buvaient du vin. Cependant, c’est bien aux Grecs que l’on doit l’arrivée de la bière en Espagne, en Gaule et en Germanie. Avec leur sens du commerce hors norme, la bière devint pour eux une véritable monnaie d’échange. Du côté des Gaulois, dès le 4ème siècle avant JC, ils considèrent la cervoise comme la boisson de leur peuple. Quelques siècles plus tard, la production de bière fut confiée aux moines. L’histoire raconte que le roi Dagobert créa le premier monastère dédié à la bière. Puis, Pépin le Bref aurait offert des houblonnières à une abbaye. En l’an 1040, l’histoire de la bière prend une nouvelle tournure. L’abbesse Hildegarde Bingen fait une découverte qui va révolutionner le cours des choses. Elle met au jour tous les bénéfices de l’ajout de houblon : conservation et vertus antiseptiques. Il faut ensuite attendre le 13ème siècle pour que l’activité de brasseur se développe en dehors des monastères. Le mot « bière » ; lui, apparait en 1489, remplaçant ainsi le terme « cervoise » utilisé jadis.

 Révolution Française et pasteurisation

Après la Révolution Française, les céréales sont principalement utilisées pour la fabrication du pain. Boire de la bière devient alors un véritable luxe. Puis, en 1857, nouvelle avancée de taille : Louis Pasteur identifie des levures sauvages et des bactéries dans la boisson houblonnée. Celles-ci seraient à l’origine de l’altération du goût de la bière. Il découvre aussi que ces micro-organismes ne résistent pas à la chauffe. La pasteurisation était née et avec elle, la possibilité de produire des bières stables et à la qualité constante à grande échelle. Cette révolution entraine le déclin des brasseries artisanales et le développement massif des brasseries industrielles, principalement dans le Nord et dans l’Est de la France. L’âge d’or de la bière c’est 1910. La France compte alors près de 2 000 brasseries. Quasiment chaque village du nord du pays a la sienne !

Le 20ème siècle, déclin et renaissance de la bière artisanale

Ensuite… le déclin de la bière sera fulgurant ! Pendant la Première Guerre Mondiale, de nombreuses brasseries sont détruites. Et dans le même temps, les goûts des consommateurs évoluent. En 1976, on ne compte plus que 23 brasseries dans tout le pays. Il faut attendre les années 80 et le mouvement des craft beer aux Etats-Unis pour voir la bière retrouver ses lettres de noblesse. Rapidement, la tendance envahit l’Europe. La France prend le train en marche gentiment d’abord et en 1985, une première brasserie voit le jour dans le Finistère. Cette date marque le renouveau de la brasserie française. Cette fois, les choses se font autrement. Les brasseurs travaillent différemment, localement, artisanalement et surtout, ils sont ancrés dans leur terroir. Depuis, les bières artisanales françaises affirment leur identité régionale forte. Au 1er janvier 2019, on dénombrait 1 600 brasseries artisanales et depuis, on a dépassé la barre des 2 000 !

La brasserie artisanale française a encore de beaux jours devant elle et pour soutenir nos brasseurs, Fan de Bières met les bouchées doubles.

 

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Source : www.brasseurs-de-france.com